Compte-rendu de l’AG Fédé du 12 novembre 2007
Lundi dernier se tenait la quatrième réunion de l’assemblée générale de la Fédé. À l’ordre du jour, un compte-rendu du conseil d’administration, un autre du comité Unifestival, l’approbation du budget ainsi qu’un litige concernant un conseil de faculté. De la cuisine interne pas très intéressante, qui n’a pas fait déplacer énormément de membres, comme d’habitude. Mais peut-on vraiment leur en vouloir ?
Nous avons commencé par écouter le compte rendu de l’Unifestival. Cet événement, qui a rencontré un joli succès, a été organisé par un comité majoritairement composé d’étudiants extérieurs à la Fédé. En mars dernier, cette équipe est venue proposer son projet à l’AG en demandant le soutien de l’association. Un vote positif a eu lieu, les organisateurs ont constitué une commission et ont poursuivi leur tâche dans le cadre de la Fédé. Problème : personne n’est d’accord sur la nature du soutien accordé. Les organisateurs souhaitaient monter leur événement de manière autonome tout en comptant sur la caution financière, juridique et morale (et accessoirement les bras) des élus étudiants. De son côté, le CA de la Fédé a pensé avoir son mot à dire dans le déroulement des opérations (étant donné que la responsabilité de l’ASBL était engagée). Inutile de dire qu’il y a eu quelques tensions pendant les mois qui ont précédé l’événement…
Alors que tout ceci et le reste était débattu dans le détail et la mauvaise humeur, je me suis permis d’intervenir (ça m’arrive parfois) pour signaler que l’événementiel n’était peut-être pas la priorité absolue pour une organisation représentative. J’ai même osé proposer que le comité du festival se constitue en association autonome histoire de nous débarasser de ces complications. C’était sans compter sur la sagesse d’un gardien du temple [1] (non élu) qui sut remettre la discussion dans le droit chemin. Écoutons-le, c’est beau comme du Patrick Le Lay : « mais les étudiants, ils s’en foutent de la représentation ! PromULg, tout ça, ça les intéresse pas… C’est l’événementiel qui permet de donner de la visibilité à la Fédé. D’ailleurs, puisque le festival a bien marché, on est quasi sûr que les élections marcheront bien aussi ». Par ailleurs, d’autres membres soulignaient le caractère positif de cet événement, qui contraste avec l’habtiuelle image d’ «emmerdeurs» des représentants étudiants [2]. Que répondre, face à tant de bon sens ?
Plus tard, nous étions saisis d’une plainte formulée par certains étudiants en droit. Ceux-ci réclamaient l’annulation des désignations au conseil de leur faculté auxquelles la Fédé avait procédé précédemment. Motif : leur section est sous-représentée, conséquence d’une mauvaise information des étudiants quant à leur droit à se présenter pour sièger dans ce conseil. Bon.
Depuis deux ans, la Fédé désigne les mandataires étudiants aux conseils de faculté. Juridiquement, elle n’a pas cette compétence (le décret ne précise pas le mode de désignation des représentants facultaires) mais bizarrement, elle l’assume [3]. Pour trouver et nommer ces mandataires, elle préfère la commodité (contacts informels, désignations rapides) à la rigueur démocratique (appel à candidatures, organisation d’élections facultaires). Elle reconnait ces entorses aux principes et les justifie partiellement [4]. Malgré cela, ces personnes qui se sont senties (à raison) lésées par le mode de désignation ont été priées d’aller voir ailleurs. En gros, ils n’avaient qu’à connaître la procédure. Cette procédure est bancale et injuste ? Oui, mais nul n’est censé l’ignorer… [5]
Une fois de plus, je suis intervenu pour signaler l’absurdité de la situation et proposer qu’on se décharge de ce dossier, vu que rien n’oblige la Fédé à s’en mêler et qu’en outre, elle n’est pas capable de le faire comme il le faut. Réponse éclairante d’un membre de l’Assemblée : « sans les conseils de fac et Unifestival, qu’est-ce qu’il resterait à la Fédé ? ». En effet, vu sous cet angle…
[1] Dans ce blog, on appelera gardiens du temple la petite dynastie présidant aux destinées de la Fédé depuis une dizaine d’années. Ce groupe d’élus, d’anciens élus voire de non-élus est à l’origine de la plupart des orientations historiques de l’association : « neutralité » acharnée, collaboration et négociation permanente avec les autorités académiques, gestion opaque et en petit comité, souci permanent de l’image, priorité donnée aux projets socio-culturels et conception très particulière de l’étudiant lambda… Ils se caractérisent par une longévité exceptionnelle dans l’organisation (jusqu’à cinq ans, pour certains), leur permettant de faire durer leur pouvoir sur la Fédé.
[2] Pour l’anecdote, les gens qui ont tenu ces propos sont étudiants en… sciences politiques.
[3] Selon une source interne, cette consigne est venue des autorités académiques, au moment du changement de régime (en 2004-2005). Cela témoigne d’un sens particulier de la hiérarchie des sources de droit…
[4] Je paraphrase : « faut bien que quelqu’un désigne », « on n’a pas le temps de faire tout dans les règles », …
[5] Bon, parmi ces étudiants se trouvait un ancien membre de la Fédé, parti en claquant la porte l’an passé et ayant appelé au boycott des élections étudiantes. Prendre une décision rationnelle dans ces conditions aurait demandé un effort de maturité démocratique impensable dans une AG Fédé…


21 mars 2009 à 17:27
C’est sûrement grâce à Oxygène que la fédé a été visible et que les élections ont marché…
Depuis l’unifestival, on attend toujours une réalisation fédé autre que le ptit toré et le guide agenda… la fédé aurait-elle renégocié secrètement un refinancement des études jusque 2018 ?